Geneviève, fille de parents notables, naquit au village de Nanterre, France, vers l’an 422 et mourut à 89 ans, le 3 janvier 512, à Paris.
À l’âge de sept ans, saint Germain, évêque d’Auxerre, avait dit d’elle à ses parents : « Béni soit le jour où cette enfant vous fut donnée ».
À l’âge de quinze ans, elle reçut le voile des vierges, probablement des mains de saint Marcel, évêque de Lutèce (Paris).
Ses parents étant morts, elle vint habiter chez sa marraine, à la pointe de l’Île de la Cité. Au décès de celle-ci, elle se retira sur le mont Lutèce devenu « Montagne de Sainte-Geneviève » sur la rive gauche du fleuve.
Vierge consacrée, elle vécut dans la prière et le jeûne, mais toujours mêlée à la vie active du peuple à qui elle prodiguait ses conseils. Bientôt elle devint l’objet de la haine populaire, à un point tel que l’évêque saint Germain dut intervenir pour rétablir sa réputation : « Cette vierge sera notre salut à tous ».
Au cours de l’été 451, en effet, l’armée barbare conduite par Attila, surnommé le « Fléau de Dieu », envahissait la France. On attribua aux prières de Geneviève et des habitants d’avoir sauvé Paris d’une destruction certaine. Pendant un siège de cinq ans, elle ravitailla par des expéditions fluviales la population menacée de famine. Elle organisa une petite flottille et ramena des environs de Troyes une grosse cargaison de blé qu’elle s’employait à distribuer entre tous.
Petite bergère de jadis, elle devint la conseillère des petits et des grands. Par ses interventions, elle sauva plusieurs fois la vie des prisonniers. Amie du roi Clovis, à qui elle s’était d’abord opposée, elle devint sa conseillère tout comme elle l’était auprès de la reine sainte Clotilde.
De la Sainte, il ne reste que de petites reliques conservées à Notre-Dame de Paris et à Saint-Étienne-du-Mont. Elle est appelée Patronne de Paris et l’une des principales patronnes de la France. À Ottawa, elle est la patronne de notre paroisse, érigée le 28 mai 1963.
L’Église honore Geneviève en particulier pour la jeunesse de son cœur et la perspicacité de son intelligence. Sa foi vive lui a permis d’encourager son entourage et, au cœur des luttes, sa finesse d’esprit fut victorieuse de bien des embûches. Son abandon à Dieu, sans réserve, est un exemple merveilleux de ce que Dieu attend des chrétiens et des chrétiennes. |